Synthèse de l’état des lieux

Drive your data value

Synthèse de l’état des lieux

1 March 2017 Etat des lieux 0

Les répondants perçoivent la Transformation Digitale comme un tournant stratégique pour leur entreprise. Pour eux, ce tournant a pour objectif principal de développer de nouvelles offres, laissant au second plan celui de mieux valoriser l’offre existante ou d’être plus performant dans la détection des opportunités de vente. Pour beaucoup d’entre eux, ces nouvelles offres sont toujours en cours de conception. En effet, plus de 50% des répondants considèrent que leur offre n’a que légèrement évolué et qu’elle n’intègre pas encore l’écosystème dans lequel évolue le client. Seules 13% des entreprises considèrent leur offre comme totalement digitale.

Le volet « centré sur le client » (customer centric) de cette transformation est une réalité pour 50% des répondants qui mettent déjà en œuvre :

  • une démarche de type « marketing digital relationnel » avec leurs clients,
  • le concept d’expérience client.

Ils sont aussi 50 % à gérer, en temps réel, mais de façon ponctuelle, l’intérêt que suscitent leurs marques et leurs produits sur les réseaux sociaux. Sans compter la poursuite et l’amélioration  de cette pratique, les prochaines étapes semblent être la “mass customization” et l’analyse prédictive qui font une quasi-unanimité avec plus de 80% des répondants intéressés par ces sujets.

30% des répondants déclarent avoir mis en œuvre un modèle d’affaire basé sur les données. La quasi totalité des entreprises commencent ou ont commencé par l’automatisation des processus. C’est certainement pour cela que la Transformation Digitale, si elle est stratégique, est également fortement perçue comme liée à l’efficience. Ainsi, les répondants associent à cette transformation des processus internes, l’analyse des données d’exécution (BAM, fraude, qualité).

Bien que le développement de la mobilité ait été d’abord motivé par une plus grande efficience des collaborateurs de l’entreprise, elle est aujourd’hui tournée à plus de 60% par les clients avec le multicanal, l’omnicanal et une offre spécifique.

Les initiatives stratégiques, permises par les technologies actuelles de partage et de diffusion des données, comme le cloud et d‘autres, se traduisent pour 40% des répondants par une extension de leurs offres ou une démarche d’ouverture à des partenaires.

D’autres technologies, plus marginales, semblent pleines de promesses et ont déjà séduit une partie des répondants. Le machine learning compte 6% de mise en œuvre et de nombreuses initiatives identifiées. L’intelligence virtuelle, le fast data, le géomarketing, le marketing prédictif ou la réalité augmenté, compte entre 6 et 13%. Cependant elles ne les pas encore identifiées comme des opportunités possibles par 50% des répondants.

La vision stratégique de l’entreprise digitale a entraîné pour la totalité des répondants une revue de leur démarche de maîtrise des risques notamment vis-à-vis de la fraude, de l’e-réputation, mais aussi des données personnelles et de la continuité d’activité. 40% des entreprises répondantes permettent à leurs clients d’accéder aux données du cœur de métier bien qu’elle ne soient que 13% à considérer leurs offres comme pleinement digitale. Si environ 50% des répondants déclarent avoir mis en œuvre des contrôles spécifiques aux échanges de données avec les partenaires et à avoir mis en place une charte d’éthique de gestion et de diffusion des données, ils ne sont plus que 20% environ à avoir formé leurs managers aux risques spécifiques à la stratégie digitale et à avoir traité les questions juridiques et techniques associées.

La transformation digitale de l’entreprise est portée presque systématiquement par la Direction Générale. Dans respectivement 75% et 56% des cas, la DSI et la Direction Marketing lui emboitent le pas. En effet, l’axe de développement de cette transformation est principalement le client.

Les démarches d’innovations sont variées et pour l’essentiel fondées sur des partenaires et une activité de veille technologique. Le principal frein exprimé est le manque de maturité.

Les 2 principaux risques d’exécution des projets de transformation digitale sont les savoir-faire à acquérir et la Gouvernance des projets inadaptés.

Tous les répondants sont sensibilisés à la gouvernance des données, cependant, seule une minorité d’entre eux déclarent en gérer la valeur. 1 répondant sur 2 a nommé un Chief Data Officer (CDO), et a rattaché cette gouvernance à une Direction Métier. Il a généralement développé un dictionnaire et un modèle de données d’entreprise, déployé le rôle de Data owner. Loin d’être une bonne pratique établie, seulement 38% ont déployé des « curateurs de données » ou datastewards au sein de la DSI et 13% côté métier.

Les démarches de modélisation des données ont évolué en tenant compte d’approches complémentaires : modélisation sémantique, big table, et d’autres. Cependant, les approches innovantes sont l’apanage de quelques répondants seulement, entre 6 et 20%. Les approches dont il est question visent à intégrer le contexte métier ou technique, apprécier la fraicheur, permettre des décisions rapides, globaliser et intégrer les données non structurées des réseaux sociaux. Il est surprenant de constater que seulement 20% des répondant déclarent avoir déployé des architectures de stockage big data, les autres 80% disent avoir inscrit cette évolution dans leur plan projet.

Bien que l’immédiateté de la prise de connaissance d’un évènement touchant le client de l’entreprise soit stratégique pour 63% des répondants, les deux principales sources de collecte des données demeurent le SI de gestion à 94%, suivi immédiatement du mobile et les Apps avec 44% uniquement. Les 2/3 des répondants déclarent avoir développé ou être en train de développer des architectures et des processus permettant de traiter les données en temps contraint. Ils ont classifié leurs données, défini des formats pivots, mis en œuvre des approches d’API management, des solutions de MDM.

L’approche « Data As A Service » (Daas) a été déployée par 20% des répondants. Ils sont également 20% à estimer que la diffusion des données dans le système d’information répond totalement aux enjeux de la transformation digitale. 1 répondant sur 2 considère que les référentiels de données sont bien identifiés et partagés par l’ensemble du SI de leur entreprise. 1/3 des répondants déclarent avoir déployé ou être en cours de déploiement de fonctions et services de gestion des données personnelles. Ces données ont une valeur métier stratégique pour 6 répondants sur 10.

1/4 des répondants ont mis en œuvre des services basés sur les objets connectés et les 3/4 ont prévus de le faire. 6 répondants sur 10 ont en tête de gérer la gestion du cycle de vie des services en regard des données partagées et/ou les objets connectés. Seulement 13% des répondants pensent maitriser l’offre et les acteurs de la chaîne de valeur de leur modèle d’affaire. 69% d’entre eux déclarent que l’offre et les compétences nécessaires au sein de l’écosystème évoluent, tandis que. 25% ressentent une remise en cause de l’offre et des concurrents.

31% des répondants travaillent sur la chaine de valeur et les données de l’écosystème au sein d’un groupe d’entreprises et déclarent utiliser une infrastructure de partage des données. 1 répondant sur 2 s’oriente vers une infrastructure full SaaS pour répondre au besoin de partager les données. La décision d’ouvrir l’accès aux données est d’abord prise par les Métiers à 69% et par la Direction Générale à 50%, bien devant les Directions Système d’Information et Marketing. La qualité des données à travers les processus, les contrôle, les architectures et les chartres de bonne pratique est à ce jour mise en œuvre pour environ 1/30 des répondants (20 à 40% selon les thématiques).

Les répondants déclarent avoir une stratégie globale de conservation des données, principalement issue des exigences juridiques et réglementaires. Cette stratégie est déclinée par domaine, les données sont gérées en version et contextualisées dans presque 4 cas sur 10. L’exploitation analytique des données historiques est le fait de 8 répondants sur 10. Seuls 20% des répondants déclarent avoir fait évoluer leur stratégie de conservation des données pour prendre en compte le digital, et avoir adapté les procédures d’accès aux données analytiques.

20% des répondants ont mis en œuvre un Data Lab. A terme, 75% déclarent avoir une projet de ce type dans leur plan. Ce sera dans presque tous les cas, une initiative partagée par plusieurs Directions Métier, elle inclura une démarche d’évaluation des expérimentations et permettra d’allouer un budget en cours d’année pour démarrer un projet d’industrialisation consécutif à une expérimentation. 2/3 des répondants ont un projet de Data Lake et 1/4 aura associé à son Data Lake une lambda architecture sous un an.

Jean-François Bigey

 

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